Au fil des réformes de l'État successives, une large part des compétences relatives à la culture et à la recherche scientifique a été transférée aux Régions et aux Communautés : radio, télévision, musées, bibliothèques, universités, etc. Cependant, treize institutions culturelles et scientifiques continuent à dépendre du niveau fédéral, ayant des activités qui dépassent le cadre des entités fédérées et étant difficilement attribuables à une seule Région ou Communauté : les Archives générales du royaume, la Bibliothèque royale, l’Institut d’aéronomie spatiale, l’Institut royal météorologique, l’Institut royal du patrimoine artistique, l’Institut royal des sciences naturelles, le Musée royal de l’Afrique centrale, les Musées royaux d’art et d’histoire, les Musées royaux des beaux-arts, l’Observatoire royal, l’Orchestre national, le Palais des beaux-arts et le Théâtre royal de la Monnaie. Presque toutes situées en région bruxelloise, ces institutions prestigieuses sont importantes au niveau belge, européen et international. Elles gèrent un riche patrimoine national, à la fois artistique, historique et scientifique, et disposent d’une expertise reconnue dans leur domaine.
Depuis plusieurs années, l’avenir des institutions culturelles et scientifiques fédérales est au centre de divers débats, marqués notamment par la réforme de BELSPO (le Service public de programmation de la Politique scientifique fédérale). Ces débats sont devenus particulièrement vifs depuis la formation du gouvernement Michel, suite à l’annonce des projets de la secrétaire d’État à la Politique scientifique, Elke Sleurs (N-VA).
En 2015, ce thème a fait l’objet d’une étude publiée par l’Académie royale flamande de Belgique des Sciences et des Arts. Réalisé par l’historienne Els Witte, ce texte a semblé d’un grand intérêt au CRISP, qui a décidé de le porter à la connaissance du public francophone. Ce Courrier hebdomadaire est donc quelque peu atypique, puisqu’il constitue la traduction d’une étude parue en néerlandais.
Tableaux, cartes et figures
Note sur les transcriptions
Remerciements
Prologue
Introduction
Etudier le Maroc à l'ère du « changement » : pour une inversion de la perspective habituelle • Questionnements et outils d'analyse privilégiés • Quartiers, femmes et associations : les trois composantes de l'étude • Méthodes d'enquête et organisation de l’ouvrage
Première partie. Devenir dirigeante d'association : dispositions individuelles et nouvelles opportunités
Chapitre 1.
Il était une fois l’exode : histoires de familles, histoire d’une ville. De l’exode à l’installation en ville : la genèse d’un cadre socio-spatial « intermédiaire » • La famille : quel capital socio-économique ? • Tradition, analphabétisme et « ouverture d’esprit » : le capital socio-culturel des parents
Chapitre 2.
Vide professionnel, vide affectif : l’association comme alternative ? L’instruction des enfants ou l’espoir d’une vie meilleure • Une mobilité sociale escomptée mais inaboutie • Le vide affectif : des situations familiales parfois lourdes à porter
Chapitre 3.
La mise en contact avec le milieu associatif. Socialisation primaire et liens de solidarité dans le quartier • Les anciennes militantes politiques : l’association comme espace alternatif d’action • Les dirigeantes formées au travail social : l’association de quartier comme mode d’autonomisation ? • Les représentantes d’association novices : catapultées dans le milieu associatif ?
Chapitre 4.
Essor et valorisation des associations locales. Le développement du tissu associatif marocain depuis les années 70 • Les associations de développement local : des organisations de proximité en plein essor • De nouvelles sources de financement et de partenariat • La réforme du Code des associations : à cadre légal allégé, contrôle renforcé ?
Chapitre 5.
L’inclusion des femmes : les contours d’une nouvelle norme. La promotion de la participation féminine par le « roi des femmes » • Les représentations véhiculées par les politiques de promotion de la participation des femmes • Les canaux de diffusion de la norme : médias, autorités locales et bailleurs de fonds • Des modalités d’adaptation à la norme par le bas
Deuxième partie. Rester dirigeante d'association : obstacles, ressources et contournements
Chapitre 6.
Les normes de la « participation » comme sources de légitimation. Proximité, intermédiation et expertise : des « filles du quartier » en action • La professionnalisation : garantir la qualité, légitimer le salariat • Associations vertueuses et partis corrompus : l’apolitisme comme vertu • Le roi comme référentiel de l’action associative
Chapitre 7.
Association et famille : gérer la mixité, préserver la réputation. Le poids des représentations : la stigmatisation des dirigeantes d’association • Construire des passerelles entre famille et association • Les dirigeantes d’association comme gardiennes des mœurs
Chapitre 8.
Renégocier les rapports de genre au sein des associations mixtes. Au service du « plafond de verre » : les stéréotypes de genre • Les normes de la participation au service du leadership féminin ? • Inversion des stéréotypes et renforcement des frontières de genre • Les prémices d’un mouvement féministe parti « du bas » ?
Chapitre 9.
Jouer la carte électorale : l’ambivalence des liens entre partis et associations. Partis et associations : attirance et séduction réciproques • L’ombre et la lumière : l’engagement de deux dirigeantes en campagne • Des dirigeantes « infidèles » : les modalités d’un désengagement électoral
Conclusion
Un renouvellement des ressources et des rétributions de l’engagement • Une féminisation qui s’accompagne de la reproduction des inégalités • L’affirmation publique de personnalités féminines
Epilogue
Index des enquêté(e)s : échantillon principal et témoin
Abréviations
Bibliographie
Rapports • Articles de presse