Lors de la crise économique des années 1970, le gouvernement stimula le recours à la réduction du temps de travail et au travail à temps partiel par des exonérations fiscales et des avantages sociaux. De leur côté, les employeurs tentèrent de flexibiliser l'emploi au maximum par la diminution du temps de travail et des engagements à durée déterminée. Le temps partiel leur permit une gestion de la main-d'œuvre plus souple et plus flexible, ainsi qu’une rationalisation des coûts de production.
Ces mesures anticrise modifièrent profondément la nature du travail à temps partiel, qui s’était développé jusqu’alors essentiellement sous la forme d’un revenu d’appoint pour les femmes. La conséquence fut une nette diminution de la qualité des emplois et de la qualité de vie des travailleurs, ceux-ci ne parvenant plus à faire face aux dépenses de la vie courante avec leur maigre salaire et cherchant à se procurer des revenus complémentaires par le recours au travail non déclaré. Ceci fut accentué depuis 2005 par la vague de « flexicurité » qui déferle dans les États continentaux et qui fut promue par la Stratégie de Lisbonne.
Jérôme Deumer analyse l’emploi de qualité tel qu’il est défini par l’Organisation internationale du travail et l’Union européenne. Il applique ensuite sa grille d’analyse à la réglementation belge relative relative au temps partiel. Sa conclusion est sévère : le temps partiel n’est le plus souvent pas un emploi de qualité. Manque de sécurité, manque de flexibilité et manque de dignité sont les caractéristiques principales de cette forme de travail atypique.
Table des matières :
Présentation
Quentin Landenne 7
Perspectivisme et antilogie.
Le point de vue des sophistes
Marc-Antoine Gavray 13
« Tout est en tout, mais en chacun sous son mode propre » :
à propos de la proposition 103 des Éléments de théologie
de Proclus
Sylvain Delcomminette 35
Alberti, Kepler, Vermeer.
Les bouleversements du point de vue
Natacha Pfeiffer 65
La connaissance comme saisie dans l'altérité
de l'unité du vrai chez Nicolas de Cues
Jean-Michel Counet 85
« La réalité des choses » chez Pascal
Alberto Frigo 103
Encorporation et point de vue selon Leibniz.
Apostille à la lecture de Deleuze
Arnaud Pelletier 129
La figure de Spinoza dans l'opposition des points de vue
idéaliste et réaliste chez Fichte et Schelling (1794-1802)
Quentin Landenne 157
PhilosoPher en Points de vue 286
Monotonie, disharmonie, harmonie :
le perspectivisme romantique de Novalis
Laure Cahen-Maurel 181
Herméneutique et perspective, de Chladenius à Dilthey.
Sehe-Punkt, Weltansicht, Weltanschauung
Christian Berner 205
Le perspectivisme de Nietzsche :
philosophie de la réalité, méthode de travail
Emmanuel Salanskis 225
Perspectivisme et formes de vie :
les jeux de langage chez Wittgenstein
Valérie Aucouturier 243
Des ambiguïtés du perspectivisme phénoménologique
Jeanne-Marie Roux 263