Ce livre analyse le changement systémique postsocialiste en République de Moldavie. Il mobilise la problématique du capital social, au sens de Pierre Bourdieu, afin d'analyser la diversité de stratégies et de trajectoires des « intellectuels », tels que définis au sein de la société moldave de type soviétique, dans le post-socialisme. Lees verder
S'appuyant sur les résultats de deux enquêtes de terrain, ce travail met en avant l’idée que cette diversité peut dégager les traits caractéristiques du capitalisme post-socialiste moldave. Il rompt ainsi avec une vision téléologique et universaliste d’un système pour le penser selon ses propres particularités institutionnelles, historiques, politiques, culturelles.
S’inscrivant dans une démarche socio-historique et conjuguant différents champs des sciences sociales,
cette recherche apporte une lecture comparative entre la trajectoire de ces « intellectuels » de 1980 à
2000, période couvrant trois régimes spécifiques d’accumulation : un propre à la fin du système socialiste
de type traditionnel, un autre propre au système socialiste réformateur et un troisième relevant du système post-socialiste moldave. Elle montre que les tensions engendrées par les différents régimes
d’allocation et de distribution des ressources peuvent être régulées par le volume du capital social accumulé par les individus. La problématique du capital social apparaît ainsi centrale, permettant de voir comment s’articulent la dynamique institutionnelle et l’action.
Dorina Roșca est docteure en socio-économie du développement.
Elle est chercheure au Centre d’études des modes d’industrialisation (EHESS), membre du comité éditorial de la revue Economie și Sociologie (Institut national des recherches en économie de
l’Académie des sciences de Moldavie) ainsi que membre fondateur et présidente de l’Institut européen d’études du développement (IEED).
Ses recherches actuelles portent sur l’importance et les métamorphoses des solidarités privées à travers la problématique migratoire moldave et leur effet de « retour » sur la dynamique systémique du pays d’origine des migrants.
Introduction p. 5
1. L'abattage rituel p. 7
1.1. Le droit islamique et le modèlemalaisien p. 7
1.2. Le Coran p. 11
1.3. Un déplacement de l’abattagerituel musulman : l’initiative de la SIF p. 16
1.4. Les règles de la shehita p. 18
1.5. Une alternative à l’abattage ritueljuif : l’appel du Centre communautairelaïc juif (CCLJ) p. 20
2. La perspective juridique p. 25
2.1. La législation nationale belge p. 25
2.1.1. Une compétence régionale p. 25
2.1.2. Contestations et issues p. 28
2.1.3. Le décret wallon du 17 mai 2017 p. 28
2.2. La législation internationale p. 32
2.2.1. L’impact du « Codex alimentarius »dans les normes alimentaires halal p. 32
2.2.2. L’avis du Conseil d’Etat p. 35
2.2.3. La CEDH et l’arrêt Cha’are ShalomVe Tsedek c. France p. 35
2.2.4. Une exception religieuse encadrée :le cas français p. 38
3. La perspective économiqueet médicale p. 41
3.1. L’Aïd el-Kebir et le marché halalen chiffres p. 41
3.2. La protection du consommateur p. 43
3.3. Le bien-être animal p. 45
4. La perspective philosophique p. 47
4.1. Une politique de paix civile –Réflexion de Roger Errera p. 47
4.2. Parcours philosophique :de Théophraste à Schopenhauer p. 49
4.2.1. De Théophraste à Porphyre :la nécessité d’un retour à l’équité p. 50
4.2.2. De Montaigne à Schopenhauer :fraternité, pitié et fragilité p. 53
4.3. Droit des animaux et droit de la nature :perspective de la philosophie morale p. 57
4.3.1. Du droit des animaux p. 57
4.3.2. Retour à la responsabilité p. 59
4.4. L’abattage remis en question :pistes alternatives p. 62
4.4.1. Un camion pour le transport etl’abattage des animaux p. 62
4.4.2. Entrer dans la logique du don p. 63
4.4.3. Réflexion antispéciste : l’intérêtsupérieur du Vivant p. 64
Conclusion p. 71
Bibliographie et webographie p. 79