La massification de l'enseignement supérieur transforme en profondeur la vie étudiante. Read More
Le travail rémunéré au cours des études, désormais courant, s'intensifie et s'étend sur toute l’année académique. Il résulte pour partie de la hausse du coût des études, de la précarisation des familles, du manque d’aides publiques et de l’évolution de l’ethos étudiant, pour lequel « jober » devient une norme sociale. Les employeurs y trouvent une main-d’œuvre flexible, peu coûteuse et facilement mobilisable. Cette situation oblige de nombreux·ses étudiant·es à concilier études et emploi, redéfinissant la notion même d’« étudiant·e à temps plein ». En outre, si le travail peut favoriser l’autonomie, il révèle aussi les inégalités en touchant fortement les publics les plus vulnérables.
Ce dossier invite à réfléchir à la fois aux dispositifs publics permettant de sécuriser matériellement la vie étudiante, à l’organisation de l’enseignement supérieur, et à la régulation du marché du travail étudiant.
Vivre, étudier, travailler : les (dés)équilibres de la vie étudiante
Bernard Fusulier et Paul Lodewick
Étudier et travailler en France : entre rigidités institutionnelles et recompositions de l'emploi étudiant
Élise Tenret, Marie Trespeuch, Élise Verley
Évolution de l’emploi chez les étudiants universitaires au Québec
Malek Ghdamsi, Charles Fleury
Travailler pour étudier ? Emploi étudiant et reproduction des inégalités à l’université
Juliette Paume
Étudier et travailler : une question de genre ?
Paul Lodewick
Étudier et travailler : entre normalisation, nécessité économique et risques pour la réussite académique
Bernard Fusulier, Iris Wirard, Jonathan Dedonder
Des arbitrages socialement différenciés chez les étudiant·es jobistes
Mathieu Rosania, Myrtille Daune, Céline Tavakolian, Maude Van Veerdegem
L’animation volontaire, un job étudiant pas comme les autres
Nolwenn Le Pape
Flexibilité et précarité du travail numérique étudiant au Maroc
Saadeddine Igamane, Khamar El khomssi
Les étudiant·e·s africain·e·s en France et le titre de séjour : sociohistoire d’une précarité normalisée
Papa Oumar Ndiaye